2014/10/22

Karmapa Rinpoche Graces Delek Hospital’s Founding Anniversary (CTA)


October 22, 2014 4:49 pm

His Holiness the Karmapa Rinpoche and the dignitaries, observing a minute’s silence in memory of Tibetan self-immolators, at the founding anniversary of Tibetan Delek Hospital

Karmapa Rinpoche addressing the ceremony on 22 October 2014.

DHARAMSHALA: His Holiness the Karmapa Rinpoche today graced the 43rd founding anniversary of Tibetan Delek hospital at Gangchen Kyishong. The ceremony is also being marked as part of the ’2014 – Year of His Holiness the Great 14th Dalai Lama’ announced by the 14th Kashag.
The ceremony was attended by Tibetan justice commissioners, members of the Tibetan Parliament and the respective Kalons and secretaries of the various departments of the Central Tibetan Administration.
A new residence for the doctors of Delek hospital was also inaugurated on the occasion.
Addressing the ceremony, His Holiness the Karmapa Rinpoche acknowledged the crucial public  service performed by the hospital in catering to the healthcare needs of the Tibetan community. He said: “ I am glad to be here today to mark ’2014 – Year of His Holiness the Great 14th Dalai Lama’ and the 43rd founding anniversary of Delek hospital. The healthcare services provided by Delek Hospital are really commendable and helpful to the Tibetan community as well as the local Indian people.”
“ Personally, whenever I suffer any ailment,  I avail the services of Dr. Tseten la of Delek Hospital. I feel the health facilities of the hospital and the qualifications and determination of the doctors are really admirable. It serves as a perfect role model for aspiring Tibetan doctors,” he said.
He urged the hospital authorities to continue their exemplary work and underlined the need to fulfill  His Holiness the Dalai Lama’s message of peace, non-violence and service to the needy. “ If you continue your exemplary service, you would be fulfilling the true aspirations of His Holiness the Dalai Lama, not just in words but in deeds,” he said.
Mr. Dawa Phunkyi, chief administrator of Tibetan Delek hospital, read out a brief report of the hospital’s notable works and achievements.
The ceremony also saw the presentation of souvenirs to Mr. Harrie Penders and group, for their financial charities and conferment of awards to long-serving staff of the hospital.
A cultural performance was presented by Thangthong Lukar group at the end of the ceremony.

Health Kalon Dr. Tsering wangchuk presenting an award to a long-serving hospital staff.

"Au Tibet, nous avons besoin d'un projet" (lexpress)


Par , publié le 
A 25 ans, le karmapa-lama est l'une des figures majeures du bouddhisme tibétain. Pourrait-il succéder un jour au dalaï-lama? L'idée semble effrayer l'Inde, sa terre d'accueil, qui l'a privé il y a peu d'une tournée en Europe. L'Express est allé le rencontrer.


Voici un garçon venu du Toit du monde. Fils de nomades tibétains, Ogyen Trinlé Dorjé a été reconnu comme une "sainte incarnation" - la 17e, dans la lignée des karmapas, vieille de neuf cents ans. Avant de fuir la Chine en décembre 1999, à travers les montagnes de l'Himalaya, le jeune homme était le seul lama reconnu à la fois par le dalaï-lama et par le gouvernement de Pékin. 

Aujourd'hui, certains voient en lui un successeur éventuel au chef des Tibétains en exil, âgé de 74 ans. Une perspective que le jeune homme refuse d'envisager - les karmapas ont toujours joué un rôle purement spirituel, rappelle-t-il, et n'ont jamais exercé le moindre rôle politique. Reste que l'idée semble inquiéter certains. Sa tournée en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, prévue ce mois-ci, a été annulée, car les autorités indiennes ont refusé de délivrer les autorisations nécessaires. Sans doute soucieux de préserver ses bonnes relations avec Pékin, New Delhi ne semble guère enthousiaste à l'idée que les Tibétains en exil se découvrent, après la disparition inévitable du dalaï-lama, un nouveau leader charismatique. Et le jeune homme, qui a grandi sur les hauts plateaux du sud-est du Tibet, semble désormais limité dans ses mouvements. 


Le karmapa-lama en Inde.
©Stuart Freedman

A 25 ans, fan de Facebook et propriétaire actif d'une console de jeu, le karmapa-lama a longuement interrogé le photographe de L'Express sur les qualités et les défauts de son appareil numérique professionnel. Avec sa voix douce, ses yeux brillants et son sourire ravageur, on comprend que les Indiens aient hésité à le laisser se montrer en Occident - à Londres, le prince Charles avait déjà manifesté le désir de le rencontrer. 

Le garçon venu du Toit du monde ira loin. Parmi les bouddhistes tibétains en exil, il est déjà l'"idole des jeunes". 

Quel est votre plus ancien souvenir ?

Le bruit des chevaux au galop dans la plaine. Ce jour-là, j'étais allongé sous une tente, me semble-t-il, auprès de mes parents. Jusqu'à l'age de 7 ans, j'ai habité dans la région reculée du Kham [sud-est du Tibet]. Nous étions des paysans nomades. Ç'a été le meilleur moment de ma vie. J'avais le coeur léger et tout me semblait simple. Je n'avais aucune inquiétude et, de fait, aucune raison d'en avoir. Je vivais dehors, dans un paysage de grands espaces. Mes parents possédaient des troupeaux de chevaux ; très tôt, j'ai appris à les monter. 

En 1992, alors que vous alliez avoir 7 ans, vous êtes reconnu officiellement comme la 17e réincarnation du karmapa et devenez, à ce titre, le chef d'une des quatre écoles majeures du bouddhisme tibétain. Avez-vous compris, alors, ce qui vous arrivait ?

Quand l'équipe de reconnaissance est venue de Lhassa, elle s'est d'abord rendue dans un monastère, non loin d'où nous habitions. Ces visiteurs ont posé de nombreuses questions, en particulier à mes parents, qui ne comprenaient pas toujours. Le Tibet est un immense territoire, où la population est très dispersée et s'exprime avec de nombreux dialectes. 

Par la suite, ces inconnus vous emmènent à Lhassa, la capitale, où vous êtes plongé dans un environnement totalement nouveau. Qu'avez-vous ressenti?

J'étais un enfant. Tout cela me semblait excitant. Quelle aventure! On m'a fait monter dans une voiture - la plus grosse que j'aie jamais vue - et, à l'intérieur, je me souviens avoir pensé que l'on m'offrirait sans doute de nombreux jouets et que la vie serait belle. A l'approche de Lhassa, cependant, j'ai commencé à éprouver des craintes. Peut-être ne serait-ce pas si facile... Comment une existence serait-elle aisée si vous êtes au centre de l'attention de tout le monde? En fait, j'avais déjà tout compris. 

Est-ce à dire que vous êtes devenu karmapa sans joie, à contrecoeur?

Ce serait trop fort. Je ne m'y suis pas opposé. Mais j'étais inquiet.


"Beaucoup de kilomètres séparent le dalaï-lama des habitants du Tibet. 
Mais ces derniers se sentent proches de lui." 
©Stuart Freedman

Le 28 décembre 1999, âgé de 15 ans, alors que vous avez déjà été présenté au président de la Chine, Jiang Zemin, qui a avalisé le choix des autorités tibétaines, vous sautez d'une terrasse de votre monastère et fuyez à travers les montagnes, au péril de votre vie, vers l'Inde. Etait-il important pour vous de rencontrer le dalaï-lama dans son exil de Dharamsala?

Beaucoup de kilomètres séparent le dalaï-lama des habitants du Tibet. Mais ces derniers se sentent proches de lui. Tous ceux qui parviennent à fuir souhaitent en premier lieu rencontrer le dalaï-lama. C'est, pour eux, la réalisation d'un vieux rêve. Et ça l'a été pour moi, aussi. 

Comment décririez-vous aujourd'hui votre relation avec lui?

Sa Sainteté le dalaï-lama est le leader spirituel et temporel de tous les Tibétains. C'est un homme hors pair. Sur le plan temporel, il est d'une grande dignité. Sur le plan spirituel, il joue un rôle de premier plan, qui est reconnu dans le monde entier. A titre personnel, j'ai la chance d'entretenir d'excellentes relations avec lui et de recevoir ses conseils. 

Sur Internet, une vidéo circule dans laquelle il se tourne vers vous et affirme : "Vous devez continuer mon travail." Cela doit-il être interprété dans un sens spirituel et temporel?

Il s'adresse ainsi à tous les Tibétains, et en premier lieu aux jeunes. C'est à ma génération de protéger, de préserver, de maintenir et de transmettre l'héritage de nos ancêtres. Afin de préserver la spiritualité et la culture tibétaines, nous devons protéger notre identité. Dans la séquence vidéo à laquelle vous faites allusion, il me semble que le dalaï-lama exprime notre proximité. 

Si vous deviez succéder au dalaï-lama, sur les plans spirituel et temporel, seriez-vous prêt à le faire?

Sa Sainteté le dalaï-lama me conseille de rester soigneusement à l'écart des questions politiques. Dans ma position, la seule chose qui m'importe est d'aider au maintien de l'héritage culturel et religieux du peuple. Comme individu et comme Tibétain, ma priorité est la condition de mes frères humains, tibétains ou non. Je n'aspire pas à une autre position ou à un autre statut que ceux que j'occupe aujourd'hui. Ce que j'ai me suffit largement. Je ne demande rien de plus. 


"De nombreux Chinois se reconnaissent dans le bouddhisme; 
un peu comme si cela faisait partie de leur histoire familiale."
©Stuart Freedman

Pourtant, vous êtes reconnu à la fois par le dalaï-lama et par le gouvernement chinois. A cet égard, vous occupez une position unique. Mieux, depuis votre départ de Chine, Pékin n'a pas émis de remarque hostile vous concernant. N'êtes-vous pas en mesure de faciliter un dialogue, à l'avenir ? Il y a toujours eu, dans les siècles passés, une relation étroite entre le karmapa et l'empereur de Chine.

Ces temps-ci, hélas, je ne vois guère de raison d'être optimiste. En théorie, en effet, je pourrais sans doute jouer un rôle positif ou utile. Je ne parle même pas de politique, mais de simples relations humaines. Chacun doit revenir au bon sens et abandonner toute rigidité idéologique. En pratique, toutefois, comment faire? La paranoïa règne et nous sommes condamnés à l'immobilisme. Comme Tibétain, comme être humain, si l'opportunité devait se présenter, je serais heureux de contribuer à un déblocage. 

De nombreux Chinois se rendent en Inde et assistent à vos enseignements. De Taïwan, de Singapour, mais aussi, pour certains d'entre eux, de Chine continentale. Que cherchent-ils auprès de vous?

A Pékin, le gouvernement est communiste, certes. Et on a parfois le sentiment que rien ne pourra jamais changer. Pourtant, certains Chinois regardent au-delà de leur vie quotidienne. Au fur et à mesure que leur niveau de vie s'améliore sur le plan matériel, ils s'aperçoivent qu'il leur manque quelque chose de plus fondamental - la vie spirituelle. Or, le bouddhisme a une longue histoire en Chine: s'il est une religion que l'on peut qualifier de "nationale", c'est bien elle. De nombreux Chinois se reconnaissent dans le bouddhisme; un peu comme si cela faisait partie de leur histoire familiale. C'est un retour aux sources. Voilà pourquoi, sans doute, on constate en Chine une renaissance de la pratique bouddhique. La soif de spiritualité ne fait aucun doute. Les sites Internet sont souvent bloqués par la censure, mais les Chinois parviennent à échanger des informations et à établir parfois des liens avec des lamas au Tibet. D'autres s'intéressent au bouddhisme sur un plan purement culturel. Ils veulent apprendre. Alors, ils viennent me voir. D'autant qu'il existe, en effet, de nombreux liens historiques entre les Chinois bouddhistes et les karmapas. 

En France, la communauté bouddhiste tibétaine est divisée. Certains, minoritaires, reconnaissent un autre karmapa. Que leur dites-vous?

Je n'ai rien à leur dire car - je vous l'assure, du fond du coeur - je ne veux pas me confronter à qui que ce soit. Je peux seulement parler de moi, plutôt que de prendre position sur le fond. Dans l'histoire sacrée de la lignée, la réincarnation précédente reconnaît le suivant. L'aîné, en quelque sorte, choisit toujours son cadet. Pour ma part, je suis identifié par le 16e karmapa dans une lettre de reconnaissance qui, me semble-t-il, fait foi. Je me contente de respecter la tradition. D'ailleurs, je ne saurais pas comment faire pour revendiquer le statut de karmapa. C'est une question d'ordre spirituel. Si d'autres ne me reconnaissent pas comme la réincarnation du karmapa, qu'y puis-je ? 

Partagez-vous le sentiment de frustration, voire d'étouffement, de nombreux jeunes Tibétains en exil?

Oui, ce mot d'étouffement est le bon et c'est ce qui explique le besoin de protester, parfois. Soyons réalistes, cependant. Ce n'est pas ainsi que l'on fera avancer la cause du peuple tibétain. Ce dont nous avons besoin, c'est un projet, un plan et un processus. 

Etes-vous inquiet de la perspective d'une explosion violente si le dalaï-lama venait à disparaître?

Oui, c'est une source d'inquiétude majeure pour moi. 

Vous êtes un jeune homme qui porte les responsabilités et les charges d'un homme mûr. N'y a-t-il pas des moments où vous souhaiteriez marcher dans les champs, jouer avec d'autres, vivre une vie tranquille...

Je comprends ce dont vous parlez, mais, voyez-vous, mon mode de vie est supportable. Ma formation spirituelle m'aide sans doute. L'esprit humain est sans limites. La capacité de chacun à endurer et à s'adapter ne doit pas connaître de limites. 

Avez-vous des nouvelles de vos parents?

J'ai parlé il y a peu avec ma mère. Nous conversons de temps à autre au téléphone. Elle est assez malade. 

Pensez-vous un jour revoir vos parents?

Je l'espère beaucoup, oui. 

Comment faire?

C'est très difficile. Ils vivent au Tibet, sous le pouvoir du gouvernement chinois. C'est très difficile, je le sais. Je les aime beaucoup. C'est la raison pour laquelle j'aimerais tenter de les revoir. Je leur dis toujours, au téléphone, que j'essaierai de les revoir. Mais je ne sais pas comment faire. 

Ont-ils subi des pressions de la part du gouvernement chinois?

Non. Enfin, rien de grave. Désormais, s'ils souhaitent se rendre à Lhassa, ils ont besoin d'une autorisation officielle. Ce n'est pas si terrible. Moi aussi, je devrais demander l'autorisation pour me rendre à Lhassa!  


Le karmapa-lama

1985 Le 26 juin, naissance au Tibet d'Apo Gaga, qui sera ensuite reconnu comme le 17e karmapa et se verra attribuer le nom de Ogyen Trinlé Dorjé. 

1992 Le 9 juin, le dalaï-lama confirme la reconnaissance. 

1999 Le karmapa fuit dans la nuit le monastère de Tsurphu, mécontent des obstacles dont usent les autorités chinoises pour empêcher sa formation. 

2000 Après une périlleuse traversée de la chaîne de l'Himalaya, il atteint le 5 janvier Dharamsala, dans le nord de l'Inde, résidence du dalaï-lama.  

2008 Il se rend aux Etats-Unis et enseigne pendant deux mois dans la communauté bouddhiste. 

2010 Annulation d'une tournée en Europe : les autorités indiennes, peut-être sous la pression de la Chine, lui refusent l'autorisation de voyager. 


2014/10/21

Strengthening Ties to Tibetan Youth, Karmapa Presides over School Event



(18 October, 2014 – Gopalpur) His Holiness the Karmapa spent the day as chief guest of the Tibetan SOS Children’s Village in Gopalpur, northern India, during its 16th Annual Sport’s Day. Along with officially inaugurating the daylong event, the Gyalwang Karmapa was requested by the organizers to deliver an address to the students as part of the event’s opening ceremony.
His Holiness the Karmapa recalled that he had already visited the Gopalpur TCV school several times in the past, and expressed his contentment at the current opportunity to continue cultivating his connection to the school. He described the athletic day as a joyful event and added, “sports may appear to be a matter of idle play, but actually it can have significance on many levels.” The inclusion of athletics in the educational curriculum of TCV schools offers an opportunity for students to enhance their physical fitness while engaging in play. This helps ensure that the school experience is enjoyable for students, he observed. Not only within a school or among schools, but “even among nations,” he said, “sporting events serve as a means to come together and enhance relationships.” In this way, the Karmapa noted, sports can even contribute in some measure to world peace.
Wryly noting that lecturing them when they were waiting to engage in playful games was not the most opportune moment for him to speak at any length, the Gyalwang Karmapa observed that His Holiness the Dalai Lama himself had previously visited the school and given many encouraging words of advice, which the Karmapa urged them to keep alive in their minds and put into practice in their daily lives. He encouraged them to make the most of their time at school, and to intensify their courage and determination to achieve their aims in life.
The remainder of the day was filled with the performance of school songs and good-natured exertion in each of the various sports. After a break for lunch, the games continued through the afternoon until the sun began dropping towards the horizon and the time had come for the awarding of trophies to the members of the winning teams. Before he departed for the drive back to Gyuto, His Holiness the Karmapa himself handed the trophies to the tired but exhilarated boys and girls, and the day was declared a success all round.



http://kagyuoffice.org/strengthening-ties-to-tibetan-youth-karmapa-presides-over-school-event/

2014/10/18

A Long-Life Prayer (Shapten) for Akong Rinpoché by HH the 16th Karmapa(1977)





Spreading everywhere the sublime activity of the lineage that transmits realisation of absolute truth, and wearing the armour of pure intention rooted in bodhicitta, you care for beings and look after them. You clearly manifest the teachings of the realisation tradition, fully matured within you. May the truth of your aspirations endure forever.

Holding and upholding the teaching of the practice lineage of the four transmissions and following the profound example of the extraordinary lives of the great masters of our tradition, you nurture beings. Through the power of the truth of your former good deeds, aspirations and prayers, may forever shine this sun whose lights illuminate the teachings of the Victorious One.

Working with inexhaustible clarity of intelligence in an infinity of places, you manifest all sorts of extraordinary skills and qualities in order to conquer the thick darkness of ignorance which obscures the essential nature of beings. We pray that this buddha-emanation which gives us certainty of our own buddha-nature may live long among us. 


~Translated by Khenpo Tsultrim



This prayer was slightly modified in 2013 by the Tai Situpa to become a “swift return” prayer for his next incarnation to appear soon. 



2014/10/15

Women’s Empowerment NGO Sends Delegation to Meet Karmapa



(15 October, 2014 – Dharamsala)
An international delegation of women’s rights activists met today with His Holiness the Karmapa as part of their global campaign for women’s empowerment. The group came seeking spiritual advice to sustain them in their work as gender activists,and requested the Gyalwang Karmapa’s blessing for their activities on behalf of women. The non-profit organization, We for WE, is active in 16 countries. Its delegation visiting the Karmapa included women’s rights advisers, ambassadors and activists from Canada, Ecuador, Malta, India, Rumania, Serbia and Venezuela.
The NGO’s founder and president, Sarbjit Singh, asked His Holiness to describe his own work, and to give a message to all those committed to working for women’s empowerment. In response, the Karmapa said: “In my view, women’s empowerment, or women’s rights, are human rights. Each human being has the basic wish to be happy and to avoid suffering, and has the right to act to pursue this wish. This is not just a right, but is something that each of us should have and deserves to have. Therefore I do not think of working for women’s rights as a fight for power, but as a question of making available to women something that all human beings should have.
“When I am working for women, I have in mind that every being with the capacity to experience pain or happiness deserves to have the same opportunities to seek happiness and avoid suffering. In my case, I have put special efforts into working for women who have given up lay life and become nuns, and particularly toward making a complete education available for them. I have been trying to create full opportunities for them. But in the future, I hope to be able to do something to benefit not just nuns and not just Tibetans and Himalayans, but all women. Therefore I fully support you and all those who are working for women’s empowerment. I hope you will take heart at the progress that has been made already, and keep going. I am sure this work can have great results.”
The Ecuadorian member of the delegation spoke of the heartache of listening to the pains and problems faced by those she is seeking to benefit, and asked His Holiness for advice. “What does happen sometimes when we have a strong wish to help others,” His Holiness told her, “is that as they tell us of their suffering, we start to feel that we do not have the capacity to help them. It is as if we can feel our battery running out. In these cases, the main thing is to shore up our own inner capacity. We need to strengthen our own mind. First we strengthen and guard our hope, our courage, our loving compassion and our happiness. Then we can give to others. This mental strength we have given ourselves becomes the resource we draw on in working for others.”
The Serbian delegate asked His Holiness’ advice on working in contexts where there is violence, prompting a short teaching on the nature of violence. “Sometimes we treat violence as if it were something physical,” the Karmapa observed, connecting his comments to the state of affairs in Iraq today. “But actually violence comes from inside, from a state of mind and heart that is not peaceful. If we want to control or address violence, we need to apply measures that are not just physical. Hatred and jealousy are the most common causes of violence, and they are both mental. Therefore any solution to reduce or end violence must also address these causes.”
In response to a question about not being affected personally by violent surroundings, the Gyalwang Karmapa noted that our own fear can harm us and limit our ability to respond wisely and make positive contributions to a situation. “We need to cultivate strong positive qualities within us so that we do not have those fears,” he said, speaking in English. “We need more love. We need more compassion. The more of these positive feelings you have, the better you will be able to face difficult situations.”
A woman from Rumania asked whether we can really create our own future or whether our life is determined by circumstances. “Of course, we can create our own future,” he replied. “But our lives are interconnected. They are interdependent, and so there are some environmental and cultural conditions that affect us. Those conditions might already be set, but this does not mean you cannot create a new future for yourself. But first you need to recognize the effect of those conditions, and then you create your future, taking those conditions into account.”
A Venezuelan delegate asked His Holiness what he considered to be his life’s purpose. He responded by explaining how he was given the name Karmapa at the age of seven, and went on to add that he does not feel that his life has any special purpose unique to him. Rather, he continued, we all share similar responsibilities for others, and therefore our lives all have a similar purpose. “I would be content if my existence gives hope and encouragement to others,” he said.
One of the questions the group posed to the Gyalwang Karmapa was whether he believed it was truly possible to empower women and bring about gender parity. “I definitely think it is possible,” the Karmapa replied. “If you compare the situation today with some decades or centuries back, we can see that great progress has been made. But it is not enough. There is a great deal of work still to be done. However, we can take heart by looking at how things do change. I strongly believe, and also have a feeling, that it will happen.”
Later this week, the senior nuns of the Tilokpur Karma Kagyu nunnery will be undergoing a three-day workshop in leadership, team-building and communication skills arranged for them by Kunzang Kyong Trust on the advice of His Holiness the Karmapa. The training will be provided by Jagori, a highly-respected local organization committed to women’s empowerment, and forms part of the Gyalwang Karmapa’s broader initiative to provide the training, resources and educational opportunities needed for the nuns to flourish individually and as a sangha.

2014/10/13

Karmapa Speaks to University Students On Environment, Art, Conflict Resolution



(Dharamsala, 13 October 2014) – The Gyalwang Karmapa today received a group of 30 North American university students, for a lively question-and-answer session. The students’ questions covered far-ranging terrain, exploring topics such as environmental protection, arts and music as part of spiritual practice, conflict resolution, animal rights and his work to bring about full ordination for nuns in the Tibetan Buddhist tradition. The students are visiting India and Nepal as part of the semester-long SIT Study Abroad program, and will spend just over a week in Dharamsala.
In response to their first question, regarding his experience as a leader on environmental issues, His Holiness the Karmapa described his childhood as a nomad in a remote corner of Eastern Tibet. Speaking entirely in English throughout the session, he told them of the natural beauty of his surroundings and the way he and his family lived in close dependence on nature, and identified this period of his life as an important source of inspiration for his environmental activism. “When I talk about protecting the natural environment, it is not a matter of knowledge or information. It is something that I speak of from the bottom of my heart or mind. I have some feeling. There are emotions when I ask people to protect the environment and describe how necessary it is for all beings.”
He drew attention to the Tibetan and Himalayan environment as a matter of global and regional concern. “The Tibetan plateau is often called the Third Pole, and the water source of Asia,” he said. “If you want to protect the Tibetan environment, you need to protect the Tibetan way of life and Tibetan culture, because the Tibetan culture and way of life are very friendly with the natural environment.”
The students inquired as to whether any progress has been made towards full ordination for nuns in Tibetan Buddhism, noting that this was an issue that His Holiness had been supporting in words as well as deeds. Echoing comments made in the press conference held upon arriving in Europe in June, the Gyalwang Karmapa said that he is optimistic that within a few years, “it will happen.” He said that although some nuns already recognize the value of holding the bhikshuni vows, an important step is for Tibetan nuns more widely to appreciate the importance of receiving full ordination, so that when the opportunity does arise, they should not have any sense of being pressured, but rather themselves eagerly seek to take the opportunity.
Replying to a question about conflict resolution, the Gyalwang Karmapa stated that, “the 21st century should be an era for sharing. Previously we divided ourselves and saw ourselves as separate nations, but now we need to understand how close we truly are to one another. We need more awareness of the interdependence of countries as well as individuals.”
The students then asked His Holiness about his activities as an artist. “People think I am an artist, but I do not think of myself as an artist,” he said. “But I am interested in art.” He described his painting as part of a spiritual practice, in which the mind calms down, becomes free of conceptual thought, and comes to rest in single-pointed focus on the action of painting itself.
He went on to discuss music, saying, “Music is a kind of communication – a universal communication. We have many different languages in this world, but music is a language that everybody can understand. To bring harmony to the world, I think music also plays a very important role in bringing people together, to understand that we are actually the same.”

2014/10/10

MILAREPA - GREAT YOGI AND POET - An introduction to the Milarepa’s Songs of Awakening By H.H the 17th Gyalwang Karmapa



Sahitya Akademi and International Buddhist Confederation

Cordially invite you to the Talk on 

MILAREPA: GREAT YOGI AND POET

An introduction to the Milarepa’s Songs of Awakening 

By H.H the 17th Gyalwang Karmapa



Monday 27, Octuber, 2014
Timing 10 am – 6 pm 


An invitation to experience the journey to the extraordinary life of Jetsun Milarepa; a life of sincere effort, tireless dedication, and amazing austerity culminating in supremely enlightened wisdom and all-embracing compassion through the most celebrated elements of Milarepa’ songs as spontaneous expression of meditative experience and realization that served as one of Milarepa's principal methods of instructions.

This is the second in the series of Milarepa: Great Yogi and Mystic of talks by His Holiness the 17th Gyalwang Karmapa Ogyen Trinley Dorje on the essence of teachings of Jetsun Milarepa’s : songs of awakening .

MAY ALL BE FREE OF SUFFERING
Project coordinator: Chokyi Palmo